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Le blog de poésie de Stéphen Moysan

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Poème n°1

 

 

Le croc mord blanc de remord


L’homme à la larme de sang sur la joue
Transpire le millénaire en sa mouvance,
Quand un vampire, Monstrueux voyou !
Le guette invisiblement avec insistance.

La bête des ténèbres rôde aux alentours,
Elle salive de l’hémoglobine à l’avance ;
À l’évidence le sauvage édenté savoure
Sa future victime se déplaçant à distance.

La chair est nourriture pour le carnivore,
Fatalement alléché par la rouge senteur ;
Vorace - Le croc mord blanc de remords,
La proie périt à l’ombre de son prédateur.


                     -   Aussi :
La pitié au défunt se montre clandestine,
Lorsque l’instinct dépasse la conscience ;
La survie d’un crève la faim est assassine,

Rien ne contrôle des ventres sans pitance.

 

                                      Stéphen Moysan                                     


  ---



Puisque j’avais grande envie de rebondir sur les commentaires
qui m'ont été formulés : Â les vampires, ils nous inspirent ...
j’ai pensé qu’il serait de bon ton de commencer avec ce quatrain.


[ Pour satisfaire des exigences personnelles, la suite de ce message a été effacée. ]


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S
(PS: Message de Mathieu de 12h48 effacé par erreur<br /> de manipulation à 20h44 et remis en place grace à<br /> un magique copier coller ...)<br /> <br /> Réponse à Mathieu,<br /> <br /> J'ai adoré le commentaire sur ton vampire dans la cave à vin ...<br /> Et je trouve la pertinence de ce message à certains égards désarmante ...<br /> <br /> Pour te répondre,<br /> <br /> En fait, j'ai été aimant, en traitant sévèrement ce poème …<br /> <br /> Comme les petits hommes aiment leur femme jusqu'à s'en lasser …<br /> <br /> Je pleurerais si je ne l'avais pas connu, mais je pleurerais aussi <br /> si je ne l'avais pas quitté.<br /> <br /> Amour laid …<br /> <br /> Par ailleurs : Une fois la démarche finie, les poèmes travaillés<br /> avec acharnement, lus et relus, à pouvoir être récités par cœur,<br /> estimés comme ci dessus cité, que me reste-t-il de poétique,<br /> hormis l'expérience ...<br /> <br /> Car à de rares exceptions près dont je ferais part ...<br /> Avec le temps, il m'est impossible d'apprécier un de mes poèmes …<br /> Y a toujours un défaut que j'ai essayé de rendre invisible, mais que<br /> mon esprit connaît, ou alors une discussion interne qui aboutit <br /> à j’aurais pu ou du aborder le thème autrement ... parce que<br /> justement j’étais dans le vouloir dire …<br /> <br /> Ce n’est pas le poème qui est venu à moi, mais moi qui suis <br /> allé vers lui, il en reste quelque chose de frustrant …<br /> <br /> D’autant que celui là fait un peu fable à la mode 19 ième …<br /> <br /> Et puis après tout, c’est au poème de se défendre, si on l’attaque …<br /> <br /> A peine saisi par l’écriture, il ne nous appartient plus … <br /> <br /> Libre à lui donc d’acquérir son indépendance …
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M
Moi j'adore ce poème. Et je trouve que la différence entre projet et expérience joue plus dans la démarche que dans un résultat ponctuel. Autrement dit, un poème résussi reste un poème réussi. Ce n'est peut-être pas vrai pour les autres poèmes mais là je trouve que le discours n'épuise pas le poème ; et c'est ça qui compte. Dans l'absolu, on peut très bien être plus pédant encore avec un poème incompréhensible qu'avec un poème discursif, là n'est pas trop la question. C'est plutôt de savoir si le poème est comme vivant, pour lui-même, ou pas. Dans les poèmes de "grands auteurs" à lire sur le site, il y en a qui sont bancals mais qui fonctionnnent tout de même. A la limite, j'aime bien le message qui traverse le poème, et le projet de bâtir une évocation (ouverte) sur un fragment de discours (fermé) me paraîtrait tout à fait honorable. On doit bien pouvoir assoir l'experience sur un projet, non ?
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