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Le blog de poésie de Stéphen Moysan

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Poème n°22


Il a le regard blizzard de feu
Faisant hurler les miséreux
Au milieu de l'infini maudit
Son mal est source de furies
Il déchaîne les peurs bleues
Sur fond d'éclairs ténébreux
Démon des chaos de l'esprit
L'oeil du cyclone de la folie

                     Stephen Moysan

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Voici un nouveau poème pour le recueil
que je m'évertue à créer ...

(Le titre reste à déterminer ... Une  idée ? )

Pour satisfaire au degré d'exigence que
je me suis fixé, j'ai du abandonner deux
autres x8  ...

Durant un mois, j'ai lutté pour les sauver,
mais rien à faire, ils sont morts nés ...

Par conséquent, je dois en recréer ...
Hélas, en ce moment l'inspiration me fuit ...



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A
Très beaux poèmes emprunts de mysticisme !<br /> Bonne continuation !
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O
comme pour implorer l’inspiration<br /> je propose une diversion, à l’indienne<br /> comme une danse de la pluie<br /> <br /> <br /> *** Poésie Aztèque ***<br /> <br /> Si les indiens ne connaissaient pas la poudre à canon et n’utilisaient la roue que pour les jouets d’enfants, la poésie tenait une place importance pour certains peuples. Les Aztèques avaient développé une philosophie qui n’avait rien à envier à celle des Grecs antiques, et qui s’exprimait largement à travers la poésie.<br /> <br /> À la question « Vivons-nous vraiment sur la terre ? », le poète Nezahualcóyotl répondait :<br /> <br /> Non, sur terre nous ne sommes pas pour toujours<br /> Seulement pour un cependant<br /> Même le jade se brise en morceaux<br /> L’or lui-même se fend<br /> Et la plume du quetzal se délite<br /> Non, ce n’est pas pour toujours que nous sommes sur terre<br /> À peine pour un cependant<br /> <br /> Et encore :<br /> <br /> Comme une figure peinte, nous serons effacés<br /> Comme la fleur nous flétrirons sur la terre<br /> Comme la parure de plume de l’oiseau rare<br /> L’oiseau rare au cou délié<br /> Nous nous éteindrons<br /> <br /> Les Aztèques étaient torturés par leurs incertitudes quant à la destinée de l’âme : « Les fleurs s’en vont-elles au pays des morts ? Dans l’au-delà la mort dure-t-elle ou revenons-nous à la vie ? »<br /> <br /> Alors se pose la question de la vérité et du réel... que seuls permettent d’approcher les arts, et en particulier la poésie :<br /> <br /> (Je recopie ci-dessous un passage du livre « 1491, nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb » de Charles C.Mann.)<br /> <br /> « Parce que nous autres humains sommes transitoires, et que nos vie ont la nature évanescente d’un songe, les tlamatinime [philosophes] pensaient que la vérité, de par son caractère immuable, restait inaccessible à l’expérience humaine. Sur la terre soumise au changement perpétuel, écrit l’historien mexicain León-Portilla, « rien n’est “vrai” dans le sens nahuatl [langue aztèque] du terme », un dilemme qui préoccupait sans cesse les tlamatinime. Comment la créature éphémère peut-elle appréhender ce qui dure ? Ce serait comme demander à une pierre de comprendre ce qu’est la mort.<br /> D’après León-Portilla, une échappatoire à cette impasse philosophique a été proposée au XVe siècle par le poète Ayocuan Cuetzpaltzin, qui usa, comme font les poètes, d’une expression métaphorique ; il invoquait l’oiseau coyolli, connu pour le son de clochettes de son chant.<br /> <br /> Il voyage en chantant et en offrant des fleurs<br /> Et ses mots sont une pluie<br /> De jade et de quetzal<br /> Celui qui donne la vie en est-il heureux ?<br /> Est-ce l’unique vérité sur la terre ?<br /> <br /> León-Portilla souligne que les paroles d’Ayacuan sont difficilement intelligibles en dehors du contexte nahuatl. « Les fleurs et les chants » correspondent au doublet consacré pour faire référence à la poésie, le plus noble des arts ; « le jade et les plumes de quetzal » désignent par synecdoque les choses de grande valeur », comme un Européen parlerait « d’or et d’argent ». Le chant spontané de l’oiseau symbolise l’inspiration poétique. Ayocuan suggère donc qu’il existe une circonstance où l’humanité peut toucher aux vérités éternelles qui sous-tendent nos brèves existences : le moment de la création artistique. « D’où viennent donc les fleurs [les œuvres d’art] qui enchantent les hommes ? interroge le poète. Les chants qui donnent l’ivresse, les chants de beauté ? » Et il apporte lui-même la réponse : « Elles viennent toutes de la demeure [d’Ometeotl], de la région la plus secrète des cieux. » Pour les Mexicas [Aztèques], il n’y a qu’à travers l’art que l’être humain peut approcher le réel. »
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