Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 21:20

 

Peintre symboliste de la fin du XIXe siècle, Odilon Redon est un coloriste hors pair ;  et s'il fut longtemps isolé parmi ses contemporains,  il a servi de référence  aux générations suivantes. Matisse et les surréalistes ont ainsi vu en lui un précurseur. Son art explore les méandres de la pensée, l'aspect sombre et ésotérique de l'âme humaine, empreint des mécanismes du rêve. 

 

Voici quelques tableaux :

 



odilon-redon-christ-du-silence

 

Christ du silence


odilon-redon-nuages-en-fleurs

 

Nuages en fleurs


odilon-redon-jeanne-d-arc


Jeanne d'Arc


odilon-redon-pegase-et-le-serpent
Pégase et le serpent


odilon-redon-le-bouddha
Bouddha




A mon avis ce peintre méritrait d'être plus connu encore du grand public.


Une nouvelle galerie lui est consacrée sur le site, ici.

 

Bonne semaine à tous.


Par Stephen Moysan - Publié dans : Poètes de la couleur
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 14:21


Tristesse
 


J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté ;

J'ai perdu jusqu'à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la vérité,

J'ai cru que c'était une amie ;

Quand je l'ai comprise et sentie,

J'en ai été dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d'avoir quelques fois pleuré.

 

 

Alfred de Musset




Par Stephen Moysan - Publié dans : Poèmes célèbres
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 20:23

 

 

À celui qui pleure
L’amour d’une dame
Les marées du cœur
Font vagues à l’âme !

Le bonheur est leurre
Qui cache un drame -
Des larmes, se meurt
La plus belle flamme.

 

                   Stéphen Moysan

 

 

---

 

 

Il 'agit du poème figurant sur la quatrième de couverture de mon premier recueil de poésie auto-édité.

 

couvetdosfinalA5

 

L'efflorescence d'un adieu est pour moi l'occasion de tourner une page, de quitter le refuge de la rime pour chercher le pays de la prose où les vers sont plus libres ...

Je me mets volontairement en danger en faisant cela, car je n'ignore pas ce que je  me risque à perdre : un tendre amour qui m'a rendu au centuple le peu que j'ai réussi à lui donner, pour un fantasme qui s'est
toujours refusé ...

 

Je n'éprouve donc ni joie, ni soulagement, à présenter ce livre qui pourtant je le crois  mérite mieux qu'indifférence et manque d'estime, car à défaut de talent, de cela chaque lecteur sera juge, il y a au moins de la sueur et des larmes dans l'encre des mots qui le composent ...


Lecture du livre

 

Bien à vous.

Stéphen

 


Par Stephen Moysan - Publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 14:57



Vincent_van_Gogh.png

 

Autoportrait de Vincent Van Gogh
 



« Je ne connais pas un seul psychiatre qui saurait scruter un visage d'homme avec une force aussi écrasante et en disséquer comme au tranchoir l'irréfragable psychologie. L'œil de Van Gogh est d’un grand génie, mais à la façon dont je le vois me disséquer moi-même du fond de la toile où il a surgi, ce n’est plus le génie d’un peintre que je sens en ce moment vivre en lui, mais celui d'un certain philosophe par moi jamais rencontré dans la vie. Seul peut-être avant lui le malheureux Nietzsche eut ce regard à déshabiller l’âme, à délivrer le corps et l’âme, à mettre à nu le corps de l'homme, hors des subterfuges de l'esprit. Le regard de Van Gogh est pendu, vissé, il est vitré derrière ses paupières rares, ses sourcils maigres et sans un pli. C’est un regard qui enfonce droit, il transperce dans cette figure taillée à la serpe comme un arbre bien équarri. Mais Van Gogh a saisi le moment où la prunelle va verser dans le vide, où ce regard, parti contre nous comme la bombe d'un météore, prend la couleur atone du vide et de l’inerte qui le remplit. Mieux qu’aucun psychiatre au monde, c’est ainsi que le grand Van Gogh a situé sa maladie. Je perce, je reprends, j'inspecte, j'accroche, je descelle, ma vie morte ne recèle rien, et le néant au surplus n’a jamais fait de mal à personne, ce qui me force à revenir au dedans, c’est cette absence désolante qui passe et me submerge par moments, mais j'y vois clair, très clair, même le néant je sais ce que c'est, et je pourrais dire ce qu'il y a dedans. Et il avait raison, Van Gogh, on peut vivre pour l'infini, ne se satisfaire que d'infini, il y a assez d'infini sur la terre et dans les sphères pour rassasier mille grands génies, et si Van Gogh n'a pas pu combler son désir d’en irradier sa vie entière, c’est que la société le lui a interdit. »


* Antonin Artaud




vincent-van-gogh-eglise-d-auvers-sur-oise.jpg

 

Église d'Auvers-sur-oise

 

 

vincent-van-gogh-la-nuit-etoilee.jpg


La nuit étoilée



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Route avec cyprès et ciel étoilé

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La ronde des prisonniers

 

 

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Le Crâne



Pour voir plus de tableaux de Vincent Van Gogh



Par Stephen Moysan - Publié dans : Poètes de la couleur
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 14:20



Froid est l’azur gris

Et l’horizon monotone
Lorsque règne la pluie
À la venue de l’automne
Le meurtre a été commis
Pour prendre la couronne
Assassins du soleil, aussi
Les nuages d’un air atone.

                   Stéphen Moysan



Par Stephen Moysan - Publié dans : Mes poèmes
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 17:06


  Moment d’éternité

Lumineuses dans le noir
Une lune pleine d’espoirs
Et les fées mères de l’été
Faisaient vœux exaucés.

Et dans la magie du soir
Sans même oser y croire
Nos yeux se sont fermés
En échangeant un baiser.

                     Stéphen Moysan


Par Stephen Moysan - Publié dans : Mes poèmes
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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 12:04

 

 

05-Le-Mystique.png

Dessin de Mathieu Jacomy

Texte de Stephen Moysan

Par Stephen Moysan - Publié dans : Jeu de poèmes
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 14:40

 

 

David Alfaro Siqueiros : Peintre mexicain né en 1886 à San Rosalia de Camargo et décédé en 1974 à Mexico. Il fait ses études à San Carlos (Mexico, entre 1911 et 1913). Il obtient une bourse qui lui permet de financer son séjour à Paris et à Barcelone jusqu'en 1922. Il se lie d'amitié avec Rivera. Il exécute les fresques de l'Escuela Nacional Preparatoria en 1924. Il est banni à Tasco pour motifs politiques en 1930 puis expulsé en 32. Il réalise une peinture murale pour le Plaza Art Center de Los Angeles. Il séjourne à New York en 34. Il participe en 37 à la guerre civile espagnole. Il fonde en 44 le Centro Realista de Arte Moderna. Il voyage en Pologne et en Union Soviétique vers 1955. Il est condamné à une peine de prison de 8 ans en 1962 mais sera gracié en 1964. Il travaille entre 1964 et 69 sur sa fresque monumentale La Marche de l'Humanité qui remportera par la suite le Prix national d'art mexicain. Il est l'un des plus grands muralistes du Mexique, avec Diego Rivera, José Clemente Orozco et Rufino Tamayo.

 

 

 

david-alfaro-siqueiros-echo-du-cri.jpg
Écho du cri

 

 

 

david-alfaro-siqueiros-fille-mere.jpg

 

Fille mère

 

 

david-alfaro-siqueiros-les-revolutionnaires

 

Les révolutionnaires

 

 

 

david-alfaro-siqueiros-une-mere.jpg

 

Une mère

 

 

 

david-alfaro-siqueiros-voyageurs.jpg

 

Voyageurs

 

 

 

Pour voir plus de tableaux de David Alfaro Siqueiros

Bise et bonne semaine à vous !

 


Par Stephen Moysan - Publié dans : Poètes de la couleur
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 18:23


Odelette

Araignée grise,
Araignée d'argent,
Ton échelle exquise
Tremble dans le vent.

Toile d'araignée
- Émerveillement -
Lourde de rosée
Dans le matin blanc !


Ouvrage subtil
Qui frissonne et ploie,
Ô maison de fil,
Escalier de soie !

Araignée grise,
Araignée d'argent,
Ton échelle exquise
Tremble dans le vent.

 

Madeleine Ley (1901-1981)

 



Par Stephen Moysan - Publié dans : Poèmes célèbres
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 16:56


Charme bohémien

Dans une brume légère
Aux parfums de la mer
Délicatement répandus,
Quand la nuit s’éclaire
Que le ciel fait concert
À une heure bienvenue,
En des signes de mains
Aux branches des pins
Un bon vent vous salue,
C’est la bise du matin
À la croisée des chemins
La vie vous a reconnue !

 

               Stéphen Moysan


Par Stephen Moysan - Publié dans : Mes poèmes
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